dimanche 4 août 2013

DE TALISKER À TOBERMORY


Il fallut bien quitter cette magnifique baie de Talisker  pour descendre un peu plus bas vers Tobermory, sur l’île de Mull. Le mauvais temps s’annonçait et je ne voulais pas être coincé dans une baie, loin de tout, si le mauvais temps décidait de s’installer pour  3 ou 4 jours. Bien nous en pris d’ailleurs car après une courte escale à Rum Island, pour récupérer un peu de trop de vent debout, avec houle courte, voile plus moteur, (prés Anglais). Le vent se calma d’un coup et le ciel se para de mille couleurs, phénomènes annonciateurs de la dépression qui nous tomba dessus 12 h après.





Nous arrivâmes à Tobermory en pleine nuit, un rien fatigué, et mouillâmes la  pioche et ses 60 mètres de chaîne, avant de nous servir un cht’’i verre de Lambig (c(‘est que de la pomme) et nous affaler dans nos couchettes.
Six heures après, Éole éternuait un grand coup, se mettait à pleurer. Le gros chagrin colérique dura deux jours… Repos, lecture, nettoyage, lessive, une belle vie de fainéant !!!
Je ne vous ai pas tout dit, Le Groompff entre autre défaut, pêche ! Donc nous avons mis à profit ce repos forcé pour fabriquer tout un tas de recettes à base de maquereau essentiellement. Ce soir par exemple, une vingtaine de ces charmantes petites bêtes attendent d’être transformées en rillettes à la façon ours. Hier ce fut un régal de poissons marinés concocté par le groumpff.
Car tous les jours du bateau, à la dandine nous péchons !!! Je pense que dans un certain temps il ne faudra plus me parler de ces gentilles bêtes !!! D’ailleurs ça commence : ce soir mouton écossais aux haricots beurre !!! 

samedi 3 août 2013

DE DUNVEGAN A TALISKER


Le lendemain nous quittâmes Dunvegan qui ne nous inspirait pas, pour ailleurs…
Une odeur de Malt trainait dans un flux de sud-ouest, direction dans laquelle évidemment nous devions aller…
Les Groumpfffs, alléchés par l’odeur, longèrent la côte, passant non loin du phare de Neist Point,

             

un peu gris le temps mais quel spectacle 

phare de neist point 
Les vikings voyaient dans ses falaises pointues la représentation du dieu Thor
pour embouquer toutes voiles dehors, assistées du moteur (il y avait au moins force 2 !!!) le loch Harport …



L’odeur de plus en plus forte nous emmena jusqu’au fond du loch et oh surprise !!!, (hypocrites !!!) la distillerie du Talisker apparut à nos yeux ébahis !!!... Nos papilles se réjouirent et… furent déçus !!! La distillerie était fermée !...



Nous  attendîmes donc (dim, donc), le lendemain pour aller visiter le temple et déguster le meilleur nectar de malt du monde !!! Si, si demon..du !!!




jeudi 1 août 2013

DE STORNOWAY À DUNVEGAN LOCH EN PASSANT PAR SHIANTS ISLANDS


La veille du départ de Stornoway, j’ai été invité sur un vieux gréement. Le dernier et le plus ancien, des bateaux de Port Ness, sauvé par un passionné qui maintenant organise des sorties en mer avec ce dernier vestige du passé maritime de l’île Lewis.
Une coque ventrue, gréement genre voile latine, le lest mobile en pierres.  A l’époque, le poisson remplaçait les pierres au fur et à mesure que le pécheur les jetait dans le bateau. Super fin d’après midi pendant laquelle nous avons poursuivi un banc de dauphins en train de chasser, sous un soleil magnifique !!!
 

 Ensuite…  Ce fût tempête de vin blanc, orgie de pizzas fabrication perso d’un gars qui vit sur son bateau, et dégustation de whisky dont celui de l’île de Lewis,  inconnu du grand public car il n’a que 5 ans d’âge et dont la production reste confidentielle.
Rentrée à bord au prés bourré !!! Mais heureux !!!

Le lendemain départ embrumé (étonnant non !) et arrêt 9 miles plus loin dans une crique de bout du monde!! épuisé !!
Le groumpff en profita pour sauter dans l’annexe et taquiner le maquereau. Il en ramena quelques uns, fit quelques spécialités groumpffesques  que nous dégustâmes avec bonheur, et nous fîmes dodo, ravis et fiers de n’avoir rien fait de la journée !!!
C’est dure cette vie de marin !!!

Le lendemain, enfin nets, nous prîmes le chemin du retour. Direction le sud enfin le sud moins le quart car un détour à Shiants island m’avait été conseillé par un gars du cru.


Escale incroyable !!! Trois cailloux  au milieu du Sound of Minch, à une vingtaine de miles de Stornoway,  Un cratère de volcan effondré sans doute, avec des millions d’oiseaux de toutes sortes !!! Et ça piaille et ça jacasse !!! Et ça plonge, et ça s’envole, c’est incroyable !!! Je n’avais encore jamais vu autant d’oiseaux sur une si petite surface !!

     





















Et surtout c’est la première fois que j’ai pu voir des macareux moines… Un tout petit oiseau, au bec rouge et jaune, aux pattes oranges, au corps noir avec un ventre blanc, maladroit autant en vol qu’au décollage, il est trognon et on a envie de l’attraper pour le cajoler.

 Dire qu’ils ont été chassés, jadis, pour leur chair, au point qu’ils ont faillit disparaître. Ils sont maintenant protégés  et c’est bien.

























           


Au fait je pense savoir d’ou vient le nom de ces îles (Shiants). Vous n’avez qu’à passer quelques heures sur le pont d’un bateau au mouillage dans la baie formée par les îles. Vous comprendrez !!! Le pont a été attaqué par les oiseaux qui l’ont repeint d’un revêtement blanc … du plus bel effet et de la plus belle consistance !!! Et nous ?  Un peu aussi !!!  Heureusement il y a la véranda…
Le temps de prendre quelques milliers de photos, de nettoyer le pont et nous partîmes pour  le Loch Dunvegan sur l’île de Skye.
Nous y arrivâmes le soir et voilà le vilain spectacle que le ciel nous a offert !!!



Nul !!!  N’est il pas !! Bon on excusera dame nature pour cette fois ci !  Mais elle recommencera quand elle veut, l’insoumise,  alors nous subissons ! Sans nous plaindre, mais c’est dur ! C’est l’enfer tant de beauté !!! 

mardi 23 juillet 2013

LES BLACKHOUSES & HARRYS TWEED MILL


Ce matin, j’ai changé mes batteries qui étaient un tantinet fainéantes depuis quelques temps.  Pourquoi ?
Je n’en sais rien elles ont à peine 2 ans, encore sous garantie (en France, pas ici, bien sûr) et sont déjà plus que fatiguées. Mortes, ce matin en me levant 9,2 V alors qu’hier soir elles étaient à 12v après avoir fait 2 heures de moteur pour les recharger. Elles ne tiennent plus la charge. Donc aux grands maux, les grands remèdes, on change. Et quand vous avez trouvé 2 batteries de 110 A/h, que vous les payé (aïe !) que vous les peser (ouille !)…
Vous vous dîtes :
 «  la plaisance ras le bol !!! »
Mais non, ici on vous livre gratuitement sur votre bateau ! Du coup elles sont beaucoup moins lourdes, et la plaisance redevient un loisir…

Et ensuite ballade sur la côte ouest, à Carloway, plus exactement à Gearrannan, trouve petit village de maisons traditionnelles de l’île, les « blackhouses ».





















Leur nom est lié à la tourbe, le seul moyen de chauffage de l’époque, qui non seulement avait un rendement calorifique nul, mais en qui en plus noircissait tout !!! Mais quelle bonne odeur !!! Là elles sont jolies car elles on été restaurées.
Sachez qu’elles ont été habitées jusqu’en 1974. Elles rappellent les habitats vikings, qui ne l’oublions pas sont venus s’installer ici il y a bien longtemps. Elles n’ont en principe qu’une porte d’entrée, très basse. Pas de fenêtre pour conserver la chaleur, et se protéger des ennemis. Il y a un groupe de 9 maisons restaurée, mais il y a des ruines d’autres maisons tout autour.




l'atelier de tissage propre à chaque maison de l'époque
le salon 
Jadis, le bétail trouvait sa place au centre de la maison assurant ainsi le rôle de chauffage central. Ensuite avec le progrès les choses ont changées… Des ouvertures y ont été crées…il y a même des velux ! L’intérieur de l’une d’elle rappelle la vie quotidienne d’autrefois…


les lits clos 


cosy non !!! A noter, ça ne se voit pas sur la photo, mais la maison suit l’inclinaison du sol… Il n’y a pas de marches ou de rattrapage de niveau, vous montez vous coucher et descendez au salon !!! Tout est incliné…

Les charpentes d’origine étaient souvent faites de bois flotté, ou d’os de baleine, recouvertes de mottes d’herbe, puis de chaume, lui même arrimé par de grosses cordes lestées de pierre, pour éviter que tout ne s’envole !!! Joli pays non !!!















Chemin faisant, la ballade se continua vers une filature de Tweed (Harris Tweed Mill). Le temps où tous les habitats de l’île avaient un métier à tisser à la maison, est révolu.
Au XIX ème siècle, et jusqu’à il n’y a pas si longtemps, les années 70/80, c’était un moyen de gagner sa vie ou tout au moins de l’améliorer. Quelques anciens les utilisent encore pour eux même, ou pour montrer à ceux qui veulent apprendre ou voir la technique.
Maintenant il y a les filatures (mills). Peu d’ailleurs. Les machines sont vieilles comme mes robes (!)

                 



mais soigneusement entretenues,





 et certains coups de main ne sont pas perdus, comme celui de rattraper des mailles… Je ne vous dis pas la patience qu’il faut à ces dames…



Pour info le mètre de Harris tweed de réputation mondiale est vendu, selon la qualité (simple ou double trame), de 20 à 40 £ le mètre.

LE TWEED
LES COLORIS