dimanche 27 mai 2012

LA TRAVERSÉE DE LA MANCHE DE CAMARET À FALMOUTH


Salut les ami (e)s !!

Et bien voilà ce beau matin du jeudi 24 mai 2012, l’ours enfourchait son fidèle destrier, suivi de sa non moins fidèle Vega, pour une traversée de la Manche, qui s’annonçait cool, vent de nord-est 2 à 4.

 A bientôt 






 Bon d’accord il n’était pas vraiment de NE. Il y avait plus de Nord que d’Est mais c’a s’est arrangé après le passage du Four, un autre Raz de la pointe de Bretagne, qui passe devant Le Conquet, et qu’il vaut mieux passer par beau temps et avec la marée… Comme dab, moi qui suis toujours en retard dans la vie courante, je me retrouve avec une heure d’avance, mais ça passait en utilisant la force mécanique…
Que dire de cette traversée. C’est la première que je fais depuis, ouh là là, un temps certain. Ceux qui me connaissent peuvent aisément imaginer mon stress… Et ben non, vous êtes mauvaise langue, j’étais cool, le repas de la veille au soir, avec Franck l’Africain, devait y être pour quelque chose !!!  Et ça s’est fait tranquillou mimile… Les cargos, Vega les chassait de suite, sauf un qui a voulu jouer, vers 2 heures du matin. Alors, ni une, ni deux…. J’ai dévié ma route en lui disant que c’était la dernière fois, la prochaine, je le coupe en deux !!! non mais !!! Ce n’est pas parce qu’ils sont plus gros qu’ils doivent nous écraser, non mais non mais !!!
Bref, rien à dire, si ce n’est que 26 heures sans fermer l’œil c’est un peu longuet. Mais c’est si bien d’être seul au monde sur une mer plate, avec une bonne amie  qui file à 6 nœuds, couchée sur sa magnifique hanche babord. Seul petit hic, je n’ai rien vu de l’arrivée, la brume est tombée d’un coup… Merci Monsieur GPS, il a été bien utile.
Et vous savez quoi, je suis poursuivi par la Marine Nationale !!! Ils était encore là devant moi, pour rentrer dans la baie, je les ai suivi !!!
Donc nous voilà à Falmouth, station balnéaire de Cornouailles, ou nous avons fait les « entrances » de la belle Vega, qui désormais peut vivre sa vie tranquillement dans tout le Royaume Unie , à condition que son Papa ai toujours le passeport de Madame en poche !!! Ils ont quand même évolué nos amis British, sauf qu’ils causent toujours Anglais… Chacun ses vices !!!
La suite, je ne sais pas encore, soit je remonte au Nord, sur le Pays de Galle, soit l’Irlande… Vous verrez bien lors du prochain article
A bientôt
Pour les photos, faudra attendre un petit peu, demain sans doute. 

FALMOUTH


FALMOUTH

Dimanche 26 mai ou 27  je ne sais plus. Je suis sur une bouée dans la baie de Falmouth, à 500 mètres de la marina et de la ville. Un coup d’annexe et hop je suis au pub.
Ce soir, il pleut comme vache qui pisse, l’orage est là, les éclairs zèbrent la nuit, le tonnerre gronde et je dois partir demain.
Ou plutôt… je devais partir demain.
Je n’aime pas naviguer sous la pluie (qui aime ça hein ?), mais ce n’est pas ce qui me retient à Falmouth.
La technologie de la communication, le téléphone me retient… !
Payer des sommes colossales à Orange, sous prétexte que je suis au Royaume-Uni, ça me turlupine depuis un moment, et cette après-midi, j’ai été me renseigner auprès des vendeurs de téléphones portables. J’ai donc acheté « a spécial portable with prepaid card,18€ compris 10 livres sterling de communication».  Bien évidemment il ne veut pas fonctionner vers la France !!! Grrr ! En Angleterre c’est « Sunday closed » donc je suis obligé d’attendre Lundi !!! Tant mieux il pleut !
C’est fou ! Depuis que je suis arrivé, il faisait beau et chaud avec un vent d’Est fort, et ce soir c’est novembre… cela doit être la conséquence de la grosse dépression centrée un peu en dessous de La Rochelle, dans le golfe de Gascogne. Elle se pointe sur la Manche demain dans la journée, d’après la mère Théo.
Toujours est il que demain je reste sur ma bouée, et que je vais faire mon plein de gasoil avec les bidons … Pas envie de manœuvrer sous la pluie Na !!! Et puis j’ai le temps, rien ne me presse.
Comme je viens de le lire :« les êtres humains ont la montre, moi j’ai le temps » !! Quel luxe dans notre monde !!!

Nos amis les Anglais auraient-ils changés ?  Deviendrait-ils un peu Latin ou sommes nous des escrocs, pas nous, l’Etat Français !!! jugez plutôt : 
Je vais tel le petit chaperon rouge cherché avec mes bidons, du gasoil à la pompe du port. Je fais 2 voyages et au moment de payer, le préposé m’explique que je vais avoir une réduction !!! pourquoi my God !! because in England, the government a dit : en bateau 60% du réservoir pour la propulsion, 40% pour le heating (le chauffage) donc de 1,52 £ nous sommes tombés à 1,32 £ !!! Ce n’est pas grand chose mais c’est toujours çà !! En France aurions nous la même réflexion ? Bien sûr que non, quand on a un bateau, on est riche alors :  paye et tais toi…
Le plus merveilleux de l’histoire c’est que le gasoil est rouge couleur du fuel de chauffage chez nous, que nous n’avons pas le droit de mettre dans nos réservoirs. 
Donc quand je vais rentrer en France il va falloir que j’explique ce qui se passe ici, et en fonction du douanier que j’aurai en face de moi, je devrai peut-être m’acquitter d’une amende conséquente !!! Peut-être n’ai je rien compris, les Anglais serait ils machiavéliques au point de nous faire payer des amendes dans notre propre pays  en perdant de l’argent chez eux!!!
Je pense après réflexion, aller d’abord à Penzance (30 miles), puis direct Milfort Haven (110 miles).
Repos, visite du coin et ensuite en route pour l’Irlande  (65 miles).
Tout cela si la mère Théo ne joue pas les troubles fêtes… Ensuite je ne serai plus en convoyage, je vais profiter en gros un mois, peut être un peu plus, de l’Irlande du Sud et du nord, avant de passer en Écosse…
À plus tout le monde, promis j’arrive et je bois une pinte (ou 2 !) de guiness à votre santé 


Rencontre aussi fantomatique qu'inquiétante !!!

 Brume du matin, marin sort l'appareil photo 

 Falmouth


Alignement de bow windows

la rivière 


 et oui il y a quand même des fleurs en Angleterre


keikiwai perdu au milieu des autres 



Le keikiwai devant un Pub bien sûr 


mercredi 23 mai 2012

EN ROUTE POUR LE RAZ DE SEIN


EN SORTANT DU RAZ DE SEIN
Au bout de 2 jours, le vent est passé au nord-est et nous sommes partis tôt le matin vers Audierne ou le raz de Sein selon la vitesse que Keikiwai ferait. Je me suis vite rendu compte que je ne passerai pas le Raz directement, la brise était du genre essoufflé, pas très vaillante et la brise Yanmar pas au programme. Pas envie de  polluer mes oreilles, ni le paysage, nous arriverions au soleil couchant, à Audierne, juste pour déguster un petit apéro bien mérité. Et ce fût ainsi…
 la pointe de Penmarch'

Une belle rencontre sur la route 

BMS spécial n° 62 : « avis de grand frais de secteur Est avec rafales à 8, prévu entre 3h et 7h du matin… au moins !!! »
Ben voyons !! Pour ceux qui connaissent Audierne et sa fameuse baie des trépassés, on ne peut pas faire mieux… La baie est ouverte de l’Est à l’Ouest en passant par le Sud… Alors, on double les aussières, on range bien le canote et dodo les pattes en rond.
À 3h ça bouge bien, mais ça va., et la nuit passe ainsi. Au lever du soleil, le vent se calme un peu passant à force 5. Après de longues tergiversations, je prends 2 ris dans la grand-voile et zou en avant Gégé pour  le raz de Sein. Pas trop le choix car le lendemain le vent repasserait au Nord et tirer des bords dans le Raz :  non merci.
Et les ennuis commencent…..
Pousser par un vent plus fort qu’estimer par le Gégé, et un courant sérieux, le bateau marche bien, mais pas vraiment dans la direction souhaitée, alors pour me mettre bien dans l’axe du Raz, j’empanne…. Et là la bôme heurte violemment le hauban arrière (le pataras) et se bloque. Le bateau se retrouve travers au vent et au courant… Pas très confortable et surtout dangereux pour la voile et le gréement. Heureusement j’étais à la barre et j’ai mis la barre à contre et, sur l’erre il a repris son ancienne route. Ouf !!!
Réchefli le Gégé, ça bouge dur nous sommes dans le raz et, bien sur, j’ai un peu d’avance sur la marée et nous sommes transformés en glaçons dans un shaker, les placards se rangent tout seul, ce qui n’est pas arrimé, passe d’un bord à l’autre attaquant la pauvre Véga qui, morte de trouille, hurle à la mort !!!  Un vrai film d’épouvante, je m’attends à voir sortir des flots la tête hideuse des trépassés de la baie m’emportant vers le fond brrrr !!!! C’est fou ce que les lectures peuvent laisser dans nos mémoires !!!   
Et la grand-voile toujours hissée !! le vent me pousse quand même vers la sortie du Raz mais vers le plus fort du courant et des remous impressionnants. Il faut que j’affale. Ce que je fais.
le raz de Sein 
Plus mal au dos le Gégé !!! et que je te tire sur cette voile qui refuse de descendre bien sur, on n’affale pas vent arrière mais pas moyen de virer dans un tel chaudron. Elle a fini par descendre et une fois rabantée, j’ai hissé la trinquette à l’avant et nous sommes sorti du Raz et avons gagné « tranquillement »  Camaret.





Mais le vent était encore fort, il fallait que je m’amarre au quai.
Fatigué de ma journée, (ben oui j’ai plus 20 ans !),  je mets le moteur en route, prépare mon bateau, aussières et pare-battage en place, et au lieu d’aller au plus simple, je décide d’aller me garer sur une place, au milieu du port,  positionnée face au vent. Et en avant je vire, et la bateau refuse d’obtempérer, je recommence,… Rien à faire… Le moteur n’est pas assez puissant pour passer le lit du vent à ce moment trop fort. Et reculer droit  avec le KEIKIWAI tient du miracle… 
Le vent me pousse vers le fond du port sans que je puisse rien faire que  ralentir l’échéance de la collision avec une ribambelle de petits bateaux, que le Keikiwai va transformer en allumettes… Je prépare déjà les constats amiables !!! Quand la marine nationale (comme dans les westerns lorsque les « gentils » tuniques bleus, attaqués par les « méchants » indiens sont sauvés par la cavalerie), sous la forme d’un Monsieur sur un quai, vient à mon secours, 
« Marche arrière toute barre à contre et envois moi  une aussière de l’arrière, ça va le faire ».
Et ça l’a fait.  Merci la Marine Nationale, il était sur son canote, et a compris ce qui se passait.
Il m’a aidé a ranger le pont du bateau avec sa fille, et est reparti sans rien dire. Il n’a même pas. voulu boire un coup !!!
Merci à lui.
 Georges, mon assureur, tu ne sais pas à quoi tu as échappé !!! Dors bien, la Marine Nationale veille sur le Keikiwai !!!

Depuis je suis à quai, le mauvais temps s’est installé, il pleut, Il fait froid vent de nord ou nord ouest, ouest ou sud ouest . Normal me direz-vous pour un mois d’octobre !!!  Je tente de résoudre le problème de la grand voile. En fait nous avons oublié quand nous avons relevé le vit de mulet de la bôme, qu’il fallait réduire aussi la bôme. Donc je vais couper et ça devrait aller…
A suivre …

Pas trop de photos cette fois-ci. Vous l’aurez compris j’avais autre chose à faire !! 

LA CROISIÈRE COMMENCE






Et oui un beau jour il faut bien se lancer !!! Alors après consultation de la mère Théo, du mousse à 4 pattes et du principal intéressé, nous allons effectuer une première : Le passage de la Teignouse par beau temps !! (Faut pas prendre trop de risques !) pour aller à Groix.
 En effet depuis quelque 20 ans que je traîne la quille du Keikiwai dans les eaux de la baie de Quiberon, je n‘avais jamais emprunté ce passage réputé terrible par mauvais temps. Par beau temps, ça va !!! Même pas peur !  En général les croisières débutaient, en prévision d’une cuisine simplissime, sauf quand Hervé était là , par un bon restaurant à Belle-Île.  Route, ensuite, au sud ou au nord mais jamais par la Teigneuse, pardon Teignouse.
C’était la tradition. Et comme je regrette cette période où Hervé m’accompagnait, soigne-toi mon pépère qu’on se refasse de bonnes ballades… 
Nous avons réparé cette injustice, la Teignouse  a pu regarder enfin les dessous du Keikiwai !!!
Ensuite pas grand-chose à dire si ce n’est que la Vie a été facile et que poussé par une petite brise d’Est, nous sommes arrivés tranquillement à Port Tudy.
Là, le courrier (le bac venant de Lorient)   m’a copieusement « engoélandé » pour avoir osé manœuvré devant lui, alors qu’il faisait de même … Je venais de rater ma manœuvre de prise de bouée… Sans commentaire s’il vous plait !  Pas très conciliant, même s’il avait raison, mais ça s’est arrangé quand il a réussi la sienne (heureusement !)  et vu que je n’avais d’autre aide que la chienne qui, se foutant Royalement de ladite manœuvre, rêvait d’aller à la rencontre de tous les toutous du port, massés sur le quai !
Et le vent lui a choisi de tourner au Nord-Ouest. Normal, nous allions dans cette direction. Donc d’un commun accord avec moi-même, je suis quelquefois très dur, nous allions rester au port jusqu’à ce que satané vent tourne !!!  NA ! 
Donc au programme : menus bricolages, rangements, nettoyage des fonds (depuis le temps que je reculais l’échéance), et de belles balades avec Toutounette sur cette île fort belle.
 

DERNIÈRES MODIFICATIONS AVANT LA FÊTE DE DÉPART


Une fois la timonerie installée et aménagée, il fallut aussi installer un chauffage pour affronter le froid et l’humidité des terres Écossaises, un radar pour « voir » les jours de brume, et m’avertir des éventuelles agressions des gros tankers,  un panneau solaire pour charger les batteries. Il a fallu retailler la grand-voile, tout vérifier de la pomme du mât au talon de quille, nettoyer les dessous de la belle (un bateau c’est féminin ben oui, même si on dit « un » bateau, les Anglais disent « she », en parlant de leur muse marine!!!).
Et puis il y eut les vérifications fatales lors des ultimes essais… Le pilote automatique n’a pas trouvé mieux que de tomber en panne définitive, une semaine avant le départ. Il a fallu le remplacer car, sans pilote, pas de navigation en solitaire. Les batteries aussi ont rendu l’âme. Il faut dire qu’à leur « décharge », elles avaient 10 ans de bons et loyaux services tout comme le pilote d’ailleurs.
Voilà comment est passé l’hiver et un début de printemps 2011/2012. Maintenant place au voyage, car au cas où vous ne l’auriez pas compris, tout ce travail n’avait qu’une raison : PARTIR AILLEURS. Où peu de gens vont, en Écosse et en Irlande, car tout le monde rêve de soleil.
Le soleil nous en avons eu pendant 3 périodes estivales de 2008 à 2010, en méditerranée. À tel point que nous rêvions de pluie et de grisaille !!! Les plages et criques bondées, la pollution des eaux, des plages, le « racket » du touriste, le bruit partout… Un prix à payer un peu trop cher et pourtant que les pays que nous avons vus sont beaux, pleins d’Histoire, de paysage époustouflants… Je ne regrette pas ces 3 ans, mais j’ai eu envie de réaliser un vieux rêve commun à mon père et moi. Allez dans les pays du Nord de l’Europe et pourquoi pas les îles lofotens et les glaces du Spitzberg. Seul l’avenir nous dira si j’y arriverai, mais je suis un peu têtu, et tant que la maladie m’ignorera…
Pour fêter tout ça, on a bu un coup (plusieurs bien sûr vous aviez deviné), un soir de pluie sur l’Aragorne, bateau faisant partie des bateaux du peuple de l’eau, tout comme l’Arcandier ou le Keikiwai.  (Faudra qu’un jour nous vous causions de cette confrérie des peuples de l’eau…).  
Puis l’ours s’est préparé à appareiller.
À bientôt   

IL PLEUVAIT FORT SUR L'ARAGORNE, MAIS LA PLUIE NE PEUT RIEN FAIRE CONTRE UNE BANDE DE JEUNES QUI S'AMUSENT !!! 












QUELQUES PHOTOS, SUPPLEMENTAIRES DE LA FABRICATION DE LA "VERANDA"

un peu d'assouplissement ne peut pas nuire

un peu de ponçage 



chargement sur le bateau

Une vue de la rivière à travers la timonerie

les photos sont un peu dans un ordre bizarre, mais bon elles sont là !!!  

LA PRÉPARATION ET LES MODIFICATIONS DU KEIKIWAI

Le Keikiwai et son compagnon doivent se préparer à ce nouveau périple.
Si pour le bonhomme il ne s'agit que d'enfiler quelques couches supplémentaires de vêtements, pour le bateau il en va tout autrement.
Le périple démarre au printemps de ce bon vieux village de Le Bono, pour aller en Écosse, en passant par Belle-île, Groix, les Glénans, Audierne, le raz de Sein, Ouessant, la traversée de la Manche jusqu'aux îles Scillies, la traversée vers l'Irlande du sud et la remontée de l'Irlande jusqu'en Écosse. Là, Keikiwai se reposera, et son compagnon aussi. Ils hiverneront tous deux, pardon tous les trois j'ai oublié la belle Véga, sans doute à OBAN.
Le climat n'est pas vraiment méditerranéen, le froid est un peu plus vif que chez nous, la pluie un peu plus présente, les tempêtes beaucoup plus nombreuses et fortes que dans notre belle Bretagne. Alors il faut que le Keikiwai soit le plus cocoon possible, pour que ses 2 hôtes puissent y vivre dans le confort.
Depuis la fin de l'été, les travaux ont commencé. Jacques l'homme aux mains d'or, se propose d'aider l'ours, qui accepte avec joie !!! Chacun sait que l'ours est un animal un peu fainéant, et qu'il hiberne en hiver. imaginez un peu, un ours travaillant en hiver !!! Un compromis est trouvé. Dans le contrat de collaboration, la sieste devient obligatoire pour les 2 parties...
Le point le plus important étant réglé, le travail va pouvoir commencer...

Le bateau parfait blockhaus, adapté à toutes les navigations à néanmoins un côté très spartiate. Le cockpit central, très sécurisant en mer, à l’inconvénient d’être très humide !!! La capote en toile  suffisante dans nos contrées « tempérées », ne l’est absolument plus, une fois passé la limite sud de l’Angleterre. Il n’y a qu’à voir comment les cockpits des bateaux Anglais, allemands, néerlandais ou belges, sont aménagés, et protégés pour comprendre.
Donc première chose : imaginer une « véranda marine »
Première gageure. Qu’elle soit confortable, en restant esthétique, sans nuire aux formes avantageuses de Keikiwai. Et bien mon ami Jacques artiste à ses heures l’a fait !!! si, si, lui que l’on connaît surtout comme professionnel du nautisme et fêtard invertébré, est archi…tecte à ses heures perdues (et Dieu sait s’il en perd). Il en a conçu les plans, en 3 D svp !!! Respect !!! 
Deuxième gageure : ou fabriquer cette œuvre d’art ? en hiver !!!
Dans la maison, il y a un endroit : la véranda.
-Tu crois ?
- Ben oui, pourquoi pas ?
-Tu trouveras plus une dame pour venir te voir !!!
- Justement, ça me fera des vacances !!! Allez Zou Mimile on se lance .
Mais avant, il fallait faire un gabarit, sur le bateau, mouillé sur la rivière du Bono, le ramener à Plougoumelen, afin de commencer la réalisation. Joli exercice de style que ce transport à haut risque d’un gabarit en petites lattes à peine fixée entre elle, sur une annexe certes stable mais un tant soit peu trop petite, avec 2 équilibristes n’ayant aucune envie de se baigner, dans les eaux certes très belles de la rivière (faut ménager les bonovistes), mais surtout très froides en cette fin d’hiver 2011….
Ensuite mettre le gabarit sur le toit de la voiture, et l’emmener en priant qu’il ne s’envole pas et que nos amis schtroumpfs ne nous croisent pas… Ouf !!, record de lenteur battu, pas de frayeur, tout va bien, nous allons bien. Au fait, nous n’avons pas mesuré la véranda pour rentrer le gabarit !!!! mesures, fébrilité, et …. Le gabarit passe juste, mais il passe !!! Donc on démarre la construction par… Un apéro et un bon repas… Après le sport, le réconfort…   
Après de menus achats, contreplaqué, tissu de verre, résine, peinture, outillage aussi divers que spécifique, visserie, plexiglass, etc… Nous avons commencé  les choses sérieuses.
Quelques photos expliquent plus que ma prose alors place aux photos !!!
de jour, on cache le résultat comme pour la coupe de l'América

découpe des planches 
au secours !!! les extra terrestres débarquent 

le résultat final de nuit 

convoi exceptionnel !!! 

sur le dos 

ça lui prend la tête au Jacques 

un bon début 

coupe et recoupe, comme par hasard place de l'apéro !!!  

stratifiée et prête à peindre 

posée sur le bateau