les photos sont un peu dans un ordre bizarre, mais bon elles sont là !!!
mercredi 23 mai 2012
LA PRÉPARATION ET LES MODIFICATIONS DU KEIKIWAI
Le Keikiwai et son compagnon doivent se préparer à ce nouveau périple.
Si pour le bonhomme il ne s'agit que d'enfiler quelques couches supplémentaires de vêtements, pour le bateau il en va tout autrement.
Le périple démarre au printemps de ce bon vieux village de Le Bono, pour aller en Écosse, en passant par Belle-île, Groix, les Glénans, Audierne, le raz de Sein, Ouessant, la traversée de la Manche jusqu'aux îles Scillies, la traversée vers l'Irlande du sud et la remontée de l'Irlande jusqu'en Écosse. Là, Keikiwai se reposera, et son compagnon aussi. Ils hiverneront tous deux, pardon tous les trois j'ai oublié la belle Véga, sans doute à OBAN.
Le climat n'est pas vraiment méditerranéen, le froid est un peu plus vif que chez nous, la pluie un peu plus présente, les tempêtes beaucoup plus nombreuses et fortes que dans notre belle Bretagne. Alors il faut que le Keikiwai soit le plus cocoon possible, pour que ses 2 hôtes puissent y vivre dans le confort.
Depuis la fin de l'été, les travaux ont commencé. Jacques l'homme aux mains d'or, se propose d'aider l'ours, qui accepte avec joie !!! Chacun sait que l'ours est un animal un peu fainéant, et qu'il hiberne en hiver. imaginez un peu, un ours travaillant en hiver !!! Un compromis est trouvé. Dans le contrat de collaboration, la sieste devient obligatoire pour les 2 parties...
Le point le plus important étant réglé, le travail va pouvoir commencer...
Le bateau parfait blockhaus, adapté à toutes les navigations
à néanmoins un côté très spartiate. Le cockpit central, très sécurisant en mer,
à l’inconvénient d’être très humide !!! La capote en toile suffisante dans nos contrées
« tempérées », ne l’est absolument plus, une fois passé la limite sud
de l’Angleterre. Il n’y a qu’à voir comment les cockpits des bateaux Anglais,
allemands, néerlandais ou belges, sont aménagés, et protégés pour comprendre.
Donc première chose : imaginer une « véranda
marine »
Première gageure. Qu’elle soit confortable, en restant
esthétique, sans nuire aux formes avantageuses de Keikiwai. Et bien mon ami
Jacques artiste à ses heures l’a fait !!! si, si, lui que l’on connaît
surtout comme professionnel du nautisme et fêtard invertébré, est archi…tecte à
ses heures perdues (et Dieu sait s’il en perd). Il en a conçu les plans, en 3 D
svp !!! Respect !!!
Deuxième gageure : ou fabriquer cette œuvre
d’art ? en hiver !!!
Dans la maison, il y a un endroit : la véranda.
-Tu crois ?
- Ben oui, pourquoi pas ?
-Tu trouveras plus une dame pour venir te voir !!!
- Justement, ça me fera des vacances !!! Allez Zou
Mimile on se lance .
Mais avant, il fallait faire un gabarit, sur le bateau,
mouillé sur la rivière du Bono, le ramener à Plougoumelen, afin de commencer la
réalisation. Joli exercice de style que ce transport à haut risque d’un gabarit
en petites lattes à peine fixée entre elle, sur une annexe certes stable mais
un tant soit peu trop petite, avec 2 équilibristes n’ayant aucune envie de se
baigner, dans les eaux certes très belles de la rivière (faut ménager les
bonovistes), mais surtout très froides en cette fin d’hiver 2011….
Ensuite mettre le gabarit sur le toit de la voiture, et
l’emmener en priant qu’il ne s’envole pas et que nos amis schtroumpfs ne nous
croisent pas… Ouf !!, record de lenteur battu, pas de frayeur, tout va
bien, nous allons bien. Au fait, nous n’avons pas mesuré la véranda pour
rentrer le gabarit !!!! mesures, fébrilité, et …. Le gabarit passe juste,
mais il passe !!! Donc on démarre la construction par… Un apéro et un bon
repas… Après le sport, le réconfort…
Après de menus achats, contreplaqué, tissu de verre, résine,
peinture, outillage aussi divers que spécifique, visserie, plexiglass, etc…
Nous avons commencé les choses sérieuses.
Quelques photos expliquent plus que ma prose alors place aux
photos !!!
lundi 26 mars 2012
PRÉAMBULE
Bonjour à tous
la vie continue pour l'ours et son fidèle coursier le Keikiwai.
Maintenant il naviguera en solitaire puisque que Mamour Georges (ex-compagne) a choisi de débarquer pour "vivre"... " seule"!!!.
Véga le matelot à 4 pattes, un vrai et féroce chien de garde qui aboie après les poissons qui font trop de bruit autour de la coque, mais jamais après les gens qui viennent à bord, sera encore là pour tenir compagnie à son ours de maître. Elle vieillit comme nous tous mais elle va retrouver le pays de ses origines (c'est une terrier du pays de galle ou welsh terrier). Elle est très impatiente et révise son anglais...
Quelques ami(e)s viendront de temps en temps, rendre visite à l'ours. Il faut bien partager les bonnes choses sinon à quoi rimerai la vie qui est la notre.
Les coups de vent, le froid, l'humidité, les coups de gueules, les galères, les sandwichs humides et salés, les coups de pieds mais aussi les coups de main, les beaux paysages, les mouillages de rêve, les moments de bonheur,les rencontres, les franches rigolades, les bons repas, et les soirées mémorables. Tout cela j'essaierai de vous le faire partager tout au long du voyage en espérant que cela vous donnera envie de venir, vous aussi, retrouver l'ours qui s'humanise de temps en temps. Il ne donne pas dans la grognitude permanente !!!
Et si vous ne pouvez pas venir, le fait de lire ces bêtises vous fera peut être passer un bon moment au boulot (pendant la pause bien sur), ou chassera le blues d'une journée pleine de "pas grand chose", ou vous permettra de préparer le même voyage, ou un autre.
Certains ont pensé que je partais pour me "tuer". Cela vient sûrement du fait que j'ai dis que:
" j'allais me mettre en danger, pour retrouver le goût de la vie". Croyez moi je ne suis pas assez dingue pour quitter une vie qui, en ce qui me concerne, a été et sera toujours aussi riche, avec ses hauts, ses bas, ses trahisons, ses moments de bonheur, ses projets, ses amitiés, ses rencontres, et tout ce qui fait une vie. Quelquefois on a envie de vibrer, de sentir que l'on existe, d'oublier les hommes et leur bassesses, leurs horreurs et leurs trahisons.
Certain(e)s roulent à 200 à l'heure, d'autres grimpent les sommets de l'Everest moi je vais en mer. Je m'y ressource. je m'y sens bien. Le contact avec la nature est franc. Tu sais ou tu ne sais pas, tu ne comptes que sur toi et ne peux en vouloir qu'à toi. La duplicité, l'ambition, la jalousie, le pouvoir, l'argent et tout ce qui pourrit les rapports humains n'existent pas en mer. On est seul maître de sa destinée. mais il y a toujours un risque, qui nous "met en danger". Je ne me suis jamais senti aussi vivant qu'après une navigation un peu dure, avec du vent fort, le froid, les embruns. Quel bonheur, en arrivant au port ou au mouillage, de se faire un vin chaud. Je vous assure qu'il est meilleur qu'au café du coin, même s'il n'y a pas tous les ingrédients.
Voilà celles et ceux à qui j'ai donné l'adresse de ce site sont des gens que j'aime, pour plein de raisons différentes, mais surtout parce qu'ils restent droits dans leur bottes et savent ce que partage veut dire. Je leur laisse le soin de le diffuser à ceux qu'ils aiment.
À ceux qui découvriront ce blog par hasard et à vous mes ami(e)s, bonne lecture et à bientôt.
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