samedi 13 février 2016

PROMENADE EN CAMION DE INVERNESS À TONGUE EN PASSANT PAR DURNESS

Quelques photos des différents périples que le camion m’a fait découvrir.
Ben oui quelquefois il fait du soleil, quelquefois il tombe en morceaux, quelque fois il neige, quelquefois, très souvent c’est beau comme… l’Écosse !!!


Le petit port de Portmahomac  au nord d'Inverness 



Ce qui est bien c’est qu’il n’y a pas de bidets roulants (camping cars), sauf le mien !!!  que dans les pubs on parle toutes les langues sauf le Français, ce qui me vaut d’être accueilli avec gentillesse, contrairement à certains mois d’été, ..





Mais bon, il y a des trucs qui flottent sur l'eau pas très jolis…









Aujourd’hui la France rencontrait l’Irlande dans le tournoi des 6 nations de Rugby !!! Après midi rugbystique autant que pubistique !!!
À ma table un couple d’Irlandais, et à côté deux couples d’Écossais !
Notre équipe a gagné difficilement mais ils avaient retrouvé, eux, la « niaque » C’est ce que m’a dit l’Irlandais, et il m’a offert une pinte de bière en me serrant la main !!! Merci l’ami pour ton fair play … aurais je eu le même reflex ? Maintenant oui…
Ensuite les Ecossais rencontraient le Pays de Galles, ils ont perdus, mais pas de beaucoup et le match fut plus que plaisant !!! Les écossais de la table à côté ont commandé 5 bières… Il y en avait une pour moi… Pour fêter la victoire des Franchies et la défaite des Scots  … Plus celles que j’avais bues tout seul, plus celles que j’ai remis,  le chemin fut long du centre ville au port ou m’attendait Keikiwai…. Au moins lui ne me fait pas la g… quand j’ai un peu abusé de l’Ale, (de là vient sans doute l’expression « avoir un coup dans l’aile)

Allez la France !!! On peut le gagner ce tournoi !!! Du nerf et de l’ambition ils en ont,  alors il n’y a pas de raison que ça ne le fasse pas !!! Allez les bleus !!! Bientôt Scotland - France à Edimbourg !!! Si après avoir vu en live le match, vous avez lin peu de temps empruntez la route du nord vous y verrez ça  




















Hello How are you my friends ? Well i hope !!!

Malgré ces temps troublés par les flux migratoires dus à la folie humaine d’une part mais aussi des intérêts économiques qui nous dépassent mais qui passionnent les grands de ce monde (armements entr’autres) , par l’incompétence notoires de nos zoms p’litiques qui essaient de nous enfumer en nous réformant l’orthographe, (à savoir de l’utilité de l’accent  circonflexe,) en nous parlant de déchéance de nationalité, (comme si  l’ostrogoth qui veut se faire sauter avec sa bombinette meurtrière en avait quelque chose à faire de la déchéance de nationalité), en nous votant un état d’urgence seulement nécessaire à asseoir leur propre sécurité, en cas de conflits sociaux graves qui ne sauraient tarder à venir vu l’état exsangue de l’économie Française, de la courbe du chômage qui descend tout schuss vers un abîme sans fond, de l’insécurité des rues des grandes agglomérations etc…. etc… du manque d’ambition générale (même dans l‘association dont je suis devenu  président d’honneur (entendez         « potiche d’honneur !!),  on manque d’ambition, du coup j’au démissionné.

Malgré ces temps difficiles l’ours, égoïstement, (on a qu’une Vie),  se promène en Écosse. Il est allé retrouver son vieil ami  Keikiwai qui l ‘attendait, stoïque, dans un froid hivernal, que l’on attendait plus, même ici !!!

Ça a commencé par une petite virée à Cherbourg en camion, puis une  traversée de la Manche, un tantinet agité et un peu plus longue que prévu, du à un méchant coup de g…. d’Éole qui à mis Neptune dans une colère noire. Résultat des creux de 6 à 8 mètres et un tangage des plus… agréable,  pendant tout le voyage.
un peu de vent qui arrache petit a petit le drapeau… 


Au loin dans la nuit,  un cargo passe…  

Arrivée malgré tout sans encombre à Portsmouth, puis montée vers le nord avec arrêt à Banbury, 200 kms plus loin… Dodo bien mérité dans un super B&B. Ils m’ont attendu jusqu'à 23h pour que je ne dorme pas dehors (tous les Anglais ne sont pas mauvais !!)
sur le canal d'Oxford, à Banbury au petit matin les péniches se reposent  



Le lendemain quelques 700 kms plus loin je montais sur le pont verglacé de mon bon Keikiwai, après avoir enduré le battement incessant des essuies glaces chassant la pluie pendant presque tout le trajet,  pour finir par une tempête de neige sur les 100 derniers kms… Accueil Écossais!!!
Faut pas se plaindre sinon on va à la Guadeloupe chauffé ses vieux os, mais j’ai lu quelque part que le froid conserve… alors je me soigne…
En arrivant un merveilleux haddock & chips accompagné d’un Chardonnay bien Français me réconcilia avec l’Écosse. 
À bord tout allait bien, le chauffage mit quelque temps à réchauffer le carré ou il faisait 2° et c’est avec 2 duvets et une couette que je peinais à m’endormir. Une heure et demi après le thermomètre affichait péniblement 8° !!!
Nuit frisquette, nuit gelée, nuit d’Écosse, nuit quand même…

Le lendemain le camion piaffait d’impatience, le nord nous attendait !!!! Mais je vous montrerai cela plus tard car le camion me prend la tête !!! Il râle !!! On dirait quelqu’un que je connais, ou plutôt que je croyais connaître…
Il est 9h (heure Écossaise) et je n’ai pas fini mon café, suis pas habillé, et nous allons voir si Tongue (pas les chaussures !!!) est si joli que le guide le dit !! 

A bientôt


lundi 4 janvier 2016

LE VOYAGE DE TOUTOUNETTE

Bonjour à tous

Tout d’abord   MEILLEURS VŒUX pour 2016  à tous ceux qui suivent nos aventures… Nous Keikiwai, moi et, avant, avec VEGA.

Je dis avant car, malheureusement, mon équipière favorite est partie pour un très long voyage vers le paradis des toutous… Je suis triste…
Je ne te verrai plus sur le pont du Keikiwai monter la garde, évitant que les poissons ne grimpent sur le bateau, ou ne grignotent la coque avec leurs petites dents pointues… Quand les gens montaient à bord tu te  ruais sur eux en aboyant comme une vraie furie… en leur sautant dans les bras pour leur faire une bonne léchouille de bienvenue…
Jamais plus je ne pesterai quand, trempée comme une soupe en rentrant d’une promenade, tu te  jetais sur les coussins du bateau, les maculant de boue…
Jamais plus tu ne te loveras contre moi, les longues soirées d’hiver, quand le vent nous assaillait de mille rugissements…
Jamais plus nous ne cheminerons ensemble le long des chemins d’Irlande ou d’Ecosse ou d’ailleurs… Te souviens tu ma toutounette de tous ces lapins que tu voyais et, dont,  en bonne chienne de chasse terrier que tu étais….Tu avais peur !!! 
Jamais plus tu ne me feras rire aux éclats par tes facéties…
Merci ma Vega pour tout l’Amour que tu as donné a tous.
Ceux qui t’ont connu ne t’oublieront pas…En tout cas moi jamais…
Bon voyage ma toutounette,. Que les vents te soient portant durant ton voyage vers là ou tu vas… Le pays des coussins éternellement moelleux, le pays des millions de caresses, le pays des nonosses aussi tendres qu’énormes…




 


 


MA PÉPETTE 


Voilà je réécris sur ce journal. L’année commence par cette mauvaise nouvelle… mais la tristesse n’empêche pas les projets…
Cette année retour en France. Je serai bientôt en Écosse pour réchauffer un peu mon vieux complice qui doit s’ennuyer ferme, attaché à son ponton… Ballades en perspective dans les Highlands en voiture et à pied, pubs le soir pour se réchauffer et s’imprégner de cette atmosphère si particulière qu’ils dégagent. Et bien sûr dégustation de whisky !!!
A bientôt

lundi 27 juillet 2015

FIN DU VOYAGE

Ben voilà, ça y est, le périple 2015 se termine… Sous la pluie !!!
Keikiwai vient de prendre sa place au ponton numéro 2 à Seaport Marina à Inverness.
Marina à une demi heure du centre ville, en eau douce, dans le Canal Calédonien, juste avant l’écluse de sortie en mer (the sea lock).
Keikiwai se rappelle sa jeunesse, à Limay, sur la Seine… C’est étonnant comme les rives des canaux ou rivières se ressemblent… Même atmosphère reposante, presque les même paysages… Ici ou à Limay ou à Malestroit, sur le canal de Nantes à Brest,  c’est presque pareil…
Hier soir j’ai eu la visite d’un grand corbeau… Il a fait le tour du pont, semblant l’inspecter en croassant… et s’est installé sur le balcon arrière pendant plusieurs heures…
Et ce matin maman et papa Canards, sont venus me présenter leur petite famille !!! Ils causent Ecossais, mais ont fait l’effort de parler Français !!! Coin, coin qu’ils faisaient !!! Sympa non !!! Les canetons eut ne parlaient pas encore, juste quelques babillements, mais qu’ils étaient mignons !!!
La nature est proche des hommes ici… Et apparemment les hommes la respectent…

Demain, je quitterai Inverness et l’Écosse, en avion,  pour retrouver notre bon vieux pays et surtout ma tendre et douce…

Pas de nostalgie cette année, la mère Théo m’a trop gâché la vie !!!
Année de m…
Été… Hivernal !!! Le thermomètre n’est jamais monté au dessus de 15° et le matin il faisait quelquefois 5° !!!
Ce n’est pas le temps habituel de ce pays en été. En trois ans je n’ai jamais vu un temps pareil !! et ceux avec qui j’ai discuté en Anglais, qu’ils soient Suédois, Norvégiens, allemands néerlandais ou même Anglais, ont tous eu la même expression… : It’s a bad year !! Never see that since many, many year !!!
L’Écosse est un pays aux paysages somptueux même sous la pluie. La brume cette année a tout repeint en gris sale pendant de trop longues journées mais les rares fois où le soleil est apparu, le miracle se produisait. Des couleurs fantastiques embellissaient d’un coup tous les paysages, encore sauvages et authentiques.
Il faut se dépêcher car malgré tout le progrès détruit tout ça. De plus en plus d’infrastructures poussent un peu partout, marina, corps morts là où il y a peu on pouvait mouiller son ancre…  
À Scalpay, petite île des îles extérieures, la vie avant la création d’un pont était essentiellement communautaire. Les gens partageaient le peu qu’ils avaient et comme dans beaucoup de coins isolés, le visiteur était accueillit comme un prince. Maintenant les salles d’accueil, les boutiques, sont à l’abandon, les pêcheurs vendent leurs langoustines et poissons à prix d’or…et ils parlent d’une future implantation de corps morts pour que les « touristes » payent…

Pour ceux qui naviguent, il n’y a pas plus de danger qu’en Bretagne nord, peut être moins, car les abris sont nombreux, faciles d’accès, et très peu éloignés les uns des autres. Le côté mouillages déserts et sur ancre, devient difficile à trouver… mais on peut encore en trouver. Faut juste faire attention à la Mère Théo qui peut s’avérer dangereuse, si on n’anticipe pas…
Les gens sont très gentils et serviables, mais jusqu’à quand…
Le tourisme de masse ne va t il pas tout emporté ? Des paquebots charters débarquent régulièrement et de plus en plus, des centaines de passagers à Oban, à Stornoway, à Tobermory, à Portree !!!  Le baby boom dont je fais parti… tant pis !!!
La vie est de plus en plus chère… cette année l’euro à perdu plus de 40 % de sa valeur par rapport à la Livre Sterling… Et les chiffres sont les même qu’en France, pour les même produits… Aie Aie !!!

Navigateurs ou  non, si vous chercher autre chose, si le froid, la pluie ne vous rebutent pas, si vous tombez une bonne année, venez en Écosse avant qu’il ne soit trop tard !!! Vous ne serez pas déçu.
Il faut juste attendre que la Livre sterling baisse ou mieux que l’Écosse devienne indépendante et prenne l’Euro !!!

Cette année j’en ai assez de naviguer… Chose impensable mais réelle, pour la première fois en cinq ans, je veux rentrer en France !!!
 
Les ennuis qui me sont arrivés durant ce périple, m’ont fait prendre conscience que Keikiwai commence à vieillir tout comme moi.
Pour moi ça va, je ne suis pas encore bon pour la réforme… Mon dos va nettement mieux, et le reste à part quelques douleurs par ci par là,  confirme que l’ours va bien…Les efforts physiques sur Keikiwai sont parfois intenses, mais le corps répond encore présent… Alors tout va bien ! Sauf que le moral n’y est plus… cette année…

Quarante ans pour un bateau c’est un bel âge, mais l’acier est un matériau qui vit, qui vieillit et la rouille son pire ennemi, insidieusement, lui fait de plus en plus de mal.
Le problème du piquage d’évacuation d’eau de refroidissement peut se reproduire avec le piquage d’arrivée d’eau qui, lui,  est sous la flottaison… je vous laisse imaginer s’il se met à fuir… Même chose pour la vanne des toilettes…
Je suis parti il y a 4 ans avec cela en tête mais je me suis dit ça tiendrait bien… un certain temps… Le « certain temps » est révolu…

Les conversations avec Sébastien à Stornoway, m’ont appris que je ne pourrai jamais atteindre, sauf à prendre trop de risques, le Spitzberg dans l’état ou se trouve le bateau actuellement.

Moteur : son appétit immodéré  pour l’huile fera qu’un jour il cassera même en le nourrissant régulièrement de sa drogue préférée… Le changer ? Le refaire ? Bonne question… à laquelle je ne peux répondre. Un moteur plus puissant serait le bienvenu mais le prix est prohibitif.

Coque : trop de doutes sur l’état de toutes les vannes et piquages de coque. Il faut aussi vérifier les épaisseurs dans les coins difficiles d’accès qui n’ont jamais eu la visite d’une brosse métallique ou d’un marteau à piquer la rouille… 
Réservoir dans la quille : depuis 2010  il est inutilisable pour cause de prise d’air sur le dessus… Jacques en a monté un autre sous la couchette de la cabine arrière.  Pourtant avoir 400 litres de gasoil, en plus,  pour monter dans les glaces ce serait bien…
Sans compter qu’il faut un autre chauffage plus adapté à la navigation nordique…
Pour bien faire il faudrait sortir le bateau de l’eau. Le mettre à terre un hiver et remédier à tous ces problèmes qui un jour ou l’autre me mettrons en grave difficulté… Ce que j’ai l’intention de faire. 

Pour toutes ses raisons, l’an prochain, je redescendrai le Keikiwai dans le golfe du Morbihan pour lui rendre un peu de sa jeunesse. J’en profiterai pour m’occuper de ma compagne avec qui je compte bien mener à bien d’autres projets, cette fois avec elle… A commencer par créer notre nid d’Amour…et voyager par voie de terre ou d’air cette fois ci. Malte (l’île, pas ce qui sert à faire du whisky !!!),  est au programme cet automne…
Je repartirai peut être l’année suivante, mais cette fois ce sera avec un équipage…
Pour le Spitzberg, il faut impérativement être 3 (c’est une obligation voulue par les autorités. Il y a même paraît il une visite de sécurité !) ) Et avoir un fusil pour se défendre contre les ours, pour qui nous ne sommes que des proies à déguster tranquillement, avec délectation, au coin d’un iceberg…
Jacques, Frank, ou s’ils ne peuvent ou ne veulent pas, des volontaires inconnus, capable de supporter un ours pendant 3  ou 4 mois. Je ne renonce pas à mon projet de voir les ours surfer sur des glaçons !!! Si Dieu le veut et me prête vie et santé, je le réaliserai…


A bientôt peut être pour de nouvelles…  news de l’ours !!!